Le maire socialiste de Rouen et candidat à la tête du PS, Nicolas Mayer-Rossignol (au centre), à Dunkerque (Nord), le 1ᵉʳ mai 2025. AIMÉE THIRION POUR « LE MONDE »
Il court, il court Nicolas Mayer-Rossignol. De Guingamp (Côtes-d’Armor) à Limoges, en passant par Rennes. Train pour Nevers. Un saut à Rouen, la ville dont il est maire. Départ à Perpignan puis Montpellier. Le périple de tout prétendant au congrès du Parti socialiste (PS) : on traverse la France pendant deux mois, de fédération en fédération, à la rencontre des militants pour des débats devant une cinquantaine de personnes, parfois moins. La foi du charbonnier. Il court surtout après le premier secrétaire sortant, Olivier Faure, qu’il compte bien vaincre cette fois-ci, trois ans après le chaotique congrès de Marseille, en 2023, marqué par des accusations de triche que chacun des deux socialistes se jetait au visage.
Le PS était alors au bord de l’implosion et Nicolas Mayer-Rossignol avait fini par concéder la défaite, d’une courte tête, tout en prenant le poste de « premier secrétaire délégué ». Un titre créé sur mesure, pour apaiser la colère des opposants à Olivier Faure et dont personne ne comprendra vraiment la mission.






