Des supporteurs des Girondins de Bordeaux rassemblés pour soutenir le club devant le tribunal de commerce de Bordeaux, le 30 juillet 2024. PHILIPPE LOPEZ/AFP

Dans la rue Sainte-Catherine, artère commerçante très fréquentée du centre-ville de Bordeaux, trône depuis 2000 la boutique officielle des Girondins (FCGB). Bien connue des supporteurs comme des badauds, elle était le dernier relais du club de football – hors points de vente des soirs de matchs au stade Matmut Atlantique. Mais la boutique va baisser le rideau cet été. En cause : une baisse significative de ses recettes sous fond de déclin sportif du FCGB, descendu en Ligue 2 en 2022, puis en National 2 en 2024.

Selon les Girondins, la cession du droit au bail de la boutique devrait lui rapporter 280 000 euros. Une somme dont le club, placé en redressement judiciaire, a bien besoin pour financer son plan de continuation. Celui-ci, qui doit être présenté mardi 27 mai devant le tribunal de commerce de Bordeaux, détaille comment le club s’engage à rembourser ses 400 créanciers pour une dette avoisinant les 94 millions d’euros.

Un courrier adressé à ces derniers, au début de mai, par les administrateurs judiciaires, que Le Monde a pu consulter, liste les structures auxquelles le FCGB doit de l’argent, des PME locales comme des grandes entreprises publiques ou privées, avec, chaque fois, la somme due précisée. Ces structures sont réparties en 13 classes présentant un intérêt économique commun, dont chacune fait l’objet d’une proposition de remboursement. Le club prévoit que celui-ci soit étalé sur dix ans, le maximum autorisé par le code du commerce, avec des annuités progressives.