epuis deux décennies, les Etats-Unis enterrent régulièrement le cadavre du néoconservatisme, ressort idéologique funeste des interventions en Afghanistan (2001) et en Irak (2003), où il était question d’imposer la démocratie « par le haut ». De retour en Arabie saoudite, Donald Trump, qui avait déjà manié la pelle du fossoyeur lors d’une première visite dans les pays arabes du Golfe, en 2017, s’y est employé derechef le 13 mai.

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Une nouvelle fois, « les soi-disant “bâtisseurs de nations”, les “néocons” ou les “organisations libérales à but non lucratif” [comprendre, dangereusement progressistes], comme ceux qui ont dépensé des milliers de milliards pour ne pas développer Kaboul, Bagdad et tant d’autres villes » en ont donc pris pour leur grade. Comme personne ne se réclame plus depuis longtemps du néoconservatisme, très brève parenthèse qui ne serait sans doute pas advenue sans les attentats du 11-Septembre, la charge n’a pas dû déranger grand monde.