La ministre chargée des comptes publics, Amélie de Montchalin, à l’Assemblée nationale, à Paris le 29 avril 2025. LUDOVIC MARIN / AFP

La ministre des comptes publics, Amélie de Montchalin, a été sommée de s’expliquer, jeudi 15 mai, devant une commission d’enquête du Sénat sur sa volonté de fusionner ou supprimer un tiers des opérateurs de l’Etat, sauf les universités, pour dégager « 2 milliards à 3 milliards d’euros » d’économies d’ici à 2027, sans forcément convaincre.

Cette audition devant la commission d’enquête du Sénat sur les agences et les opérateurs de l’Etat, présidée par l’élu communiste Pierre Barros, était particulièrement attendue, la ministre ayant promis de fournir des précisions à cette occasion sur les économies annoncées.

Lors d’une interview sur CNews et Europe 1, le 27 avril, elle avait annoncé un « ménage » dans l’organisation de l’Etat dans le cadre du projet de budget 2026, avec la fusion ou suppression d’un tiers des opérateurs de l’Etat, à l’exception des universités, lesquels emploient « 180 000 personnes », soit « plus que de gendarmes dans le pays ». Elle avait dit vouloir dégager « 2 milliards à 3 milliards d’euros » d’économies. Son cabinet avait ensuite précisé à l’Agence France-Presse que les économies étaient espérées « à moyen terme », « d’ici à 2027 ».