U

ne occasion unique se présente à l’Europe : attirer les universitaires installés aux Etats-Unis. Pourtant, tout laisse à penser qu’elle risque de gâcher cette chance. Aujourd’hui, plus de 100 000 Européens titulaires d’un doctorat travaillent aux Etats-Unis. Conscients de ce phénomène, les gouvernements et les universités européennes multiplient les annonces de programmes visant à attirer ces chercheurs expatriés. Cependant, pour ceux qui connaissent bien le système universitaire américain, ces efforts apparaissent bien trop modestes.

Lundi 5 mai, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé un programme doté de 500 millions d’euros sur deux ans destiné à attirer des chercheurs internationaux. Mettons ce chiffre en perspective : aux Etats-Unis, de nombreuses universités fonctionnent avec un modèle de dotation, sorte de grand compte d’épargne, dont elles dépensent environ 4 % par an tout en faisant fructifier le capital restant.

Lire aussi |

Article réservé à nos abonnés