Le premier ministre, Francis Bayrou, pendant son audition de la Commission d’enquête parlementaire à Paris le 14 mai 2025. GONZALO FUENTES / REUTERS
Après plus de deux heures d’une audition particulièrement tendue mercredi 14 mai à l’Assemblée nationale, le premier ministre, Francois Bayrou, a été interrogé par le député insoumis Paul Vannier, co-rapporteur de la commission d’enquête sur l’affaire de Bétharram, sur la gifle qu’il avait donnée à un jeune à Strasbourg en 2002, défendant, comme il l’avait fait à l’époque, une attitude de « père de famille ».
Pendant un déplacement à Strasbourg, dans le cadre de sa première campagne présidentielle, M. Bayrou avait donné une gifle à un jeune garçon qui essayait de lui faire les poches. Le candidat de l’UDF essayait d’entamer le dialogue avec une vingtaine de jeunes en sortant d’une annexe de la mairie de Strasbourg située dans le quartier difficile de la Meinau, qui venait d’être caillassée. L’incident, filmé, avait fait grand bruit dans cette campagne.
« Je voudrais vous interroger sur votre rapport à la violence faite aux enfants », a entamé Paul Vannier, évoquant dans sa question une « conception éducative de la gifle » dont M. Bayrou paraîtrait « encore emprunt aujourd’hui ».






