Les littératures de l’imaginaire sont à l’honneur à La Comédie du livre - 10 jours en mai, à Montpellier, où sera remis ce 17 mai, pour la deuxième année d’affilée, le Grand Prix de l’imaginaire (GPI). Signe que le genre est « sorti de son purgatoire », selon les mots de l’écrivaine Joëlle Wintrebert, présidente du jury du GPI. « Les éditeurs de littérature blanche ont pris conscience de son potentiel et n’hésitent plus à en publier, ajoute-t-elle. A titre d’exemples, on citera le récent La Nuit ravagée, de Jean-Baptiste Del Amo [Gallimard], ou Alain Damasio, qui prend la parole dans à peu près tous les médias, et qui publie chez un éditeur d’imaginaire », La Volte.

Les récentes vagues de censure aux Etats-Unis ont du reste montré à quel point la science-fiction demeure un genre subversif. Ainsi Sorrowland (Aux forges de Vulcain, 2022), roman dans lequel l’écrivaine américaine Rivers Solomon décrit la résistance violente d’une femme fuyant une secte pour élever ses jumeaux dans la forêt, vient d’être banni de la bibliothèque de la principale école militaire navale des Etats-Unis, la Naval Academy.

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